D I M A N C H E 2 0 M A R S
LES MOISSONS DU CIEL de Terrence Malick
1979 / 1h 34min / Drame, Romance / avec Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard
En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa sœur Linda quittent Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l'opportunité de sortir de la misère, Bill pousse Abby à céder aux avances d'un riche fermier, qu'ils savent atteint d'une maladie incurable...
Les cartes illimitées sont acceptées pour ces séances (tarif matin : 6.50€)
La séance sera présntée par Alexandre Mathis, contributeur pour Revus & corrigés
et auteur de Malick et l'Amérique (PlayList Society 2015)
"Ours d’or à Berlin en 1998 pour La Ligne rouge et Palme d’or à Cannes en 2011 pour The Tree of Life, « Le plus mystérieux des cinéastes américains » propose des films à la fois singuliers et très ancrés dans l’imaginaire américain. Après une carrière en dents de scie, Terrence Malick, à plus de 70 ans, est devenu un frénétique de travail, réalisant plusieurs projets à la fois. Accompagné de grandes stars hollywoodiennes – de Richard Gere à Ben Affleck en passant par Jessica Chastain –, il façonne des tableaux impressionnistes sur la solitude, l’incommunicabilité, le deuil et l’espoir. Le cinéma de Terrence Malick cherche à capter la beauté transcendantale du monde, une quête qui le pousse à s’interroger sur les relations qu’entretiennent les hommes avec la nature et avec les lieux qu’ils habitent. Ainsi, le territoire américain inspire sa puissance visuelle et ses thématiques. Rapport à la violence, sacralisation des corps, déracinement, autant de pistes que Terrence Malick et l’Amérique explore pour permettre de mieux comprendre la spécificité du réalisateur dans le paysage cinématographique contemporain."
Terrence Malick et l’Amérique de Alexandre Mathis
Tout comme Stanley Kubrick ou Michael Cimino, Terrence Malick est l'un des cinéaste sles plus énigmatiques des 50 dernières années. En quelques films il s'est imposé comme un formidable formaliste, grâce à la beauté onirique de ses images, et comme un artiste dont l'oeuvre est traversée par les questions essentielles de l'amour et de la mort.
Né au Texas en 1943, Malick grandit dans un environnement rural qui marquera ses films. Diplômé de philosophie de la prestigieuse université de Harvard, il se lance comme journaliste indépendant pour Life, Newsweek et The New Yorker. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses études à l'American Film Institute qu'il finance en réécrivant des scénarios, comme celui de L'inspecteur Harry. A peine diplômé, il prépare son premier long métrage : rejetant toutes les propositions des studios, il monte son budget grâce à plusieurs investisseurs et produit son film pour 350 000 dollars. Inspiré d'une histoire vraie, La Balade sauvage (1974) retrace l'épopée sanglante de deux amants qui ne peuvent pas s'aimer. D'emblée, le refus d'une narration conventionnelle et la beauté stupéfiante des grands espaces font de Malick un cinéaste-culte.
Quatre ans plus tard, Les Moissons du ciel est un nouveau chef d'oeuvre, évocation élégiaque d'une Amérique rurale peu à peu corrompue par l'appât du gain et le progrès technique. Consacrant deux ans au montage, le réalisateur gagne sa réputation de perfectionniste absolu. Mais le résultat lui vaut l'admiration de la critique internationale et le prix de la mise en scène à Cannes.
C'est alors qu'auréolé de son succès, Malick disparaît… Certains prétendent qu'il aurait vécu à Paris, reclus, pour méditer …
Source Solaris distribution