0
SELECT * FROM films LEFT JOIN (SELECT * FROM seances ORDER BY date_seance ASC) AS proc_seance ON proc_seance.idfilm_seance = films.id_film WHERE films.eve_film = 200 GROUP BY films.id_film A l'affiche du Max Linder :

EVENEMENT

Rétrospective Dario Argento en 6 films restaurés

La séance de Susperia du mercredi 27 juin à 19h30 sera exceptionnellement présentée par Nicolas Saada réalisateur (Espion(s), Taj Mahal), scénariste et critique.

Dario Argento est né le 7 septembre 1941 à Rome. Passionné de cinéma, monde dans lequel il évolue depuis l’enfance (son père est le producteur Salvatore Argento, sa mère est une photographe brésilienne), il est d’abord critique puis scénariste (sa plus notable contribution restant sa participation à l’écriture d’Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone avec un autre jeune cinéaste, Bernardo Bertolucci en 1968.) Les deux premiers thrillers horrifiques de Dario Argento, L’Oiseau au plumage de cristal (1970, film initialement prévu pour Terence Young) et Le Chat à neuf queues (1971), exercices antoniono-hitchockiens dans lesquels le jeune cinéaste italien s’amuse à tromper les sens des spectateurs. (...)  demeurent d’honnêtes séries B policières, stylisées et jonchées de références cinéphiliques et de détails sadiques, avec de belles musiques d’Ennio Morricone. (...)

Phenomena (1984) fut sous-estimé par les fans d’Argento à sa sortie, notamment en raison des excès « heavy metal » de la bande sonore. Le film est pourtant très beau. Dans un collège suisse, une jeune fille capable de communiquer avec les insectes retrouve la trace d’un assassin sadique. Cette idée de départ insolite bien que basée sur une réalité scientifique donne naissance à des images stupéfiantes et poétiques. (...)

Suspiria demeure l’une des expériences cinématographiques qui s’apparente le plus à un cauchemar, en raison de la rupture volontaire du cinéaste avec la logique narrative et l’agressivité inouïe de ses images, et ressemble davantage à un opéra rock psychédélique qu’à un film d’horreur traditionnel. Chez Argento, cinéaste de la surface, la profondeur (psychologique ou visuelle) n’existe pas. Cette obsession décorative donne naissance à des trouvailles de mise en scène stupéfiantes et déteint sur la direction des acteurs, figurines expressionnistes dont le jeu retrouve l’intensité hystérique des dive du cinéma muet italien. Le scénario tient sur le fil d’une énigme, dont la clé est bien sûr cachée parmi les éléments du décor, labyrinthe surchargé de motifs livrés à l’interprétation de la frêle héroïne. (arte.tv)